Les données numériques peuvent transiter par le réseau électrique : tel est le fondement du courant porteur en ligne qui se développe de plus en plus.
Entre Ethernet, Wi-Fi, DSL et WiMAX, le courant porteur en ligne (CPL) joue des coudes pour trouver sa place. Il s'agit d'une technologie de transport d'informations numériques (données, voix et vidéo sur IP) par le biais d'un réseau non destiné à cet usage. Le plus commun d'entre eux étant le réseau électrique - bien que le CPL fonctionne également sur le câble coaxial utilisé pour la distribution vidéo, ou encore sur la paire téléphonique.
Le CPL date du milieu du XX e siècle, mais il n'a décollé que tardivement. Les progrès réalisés ces dernières années dans les composants électroniques et les algorithmes de codage ont fait décoller la bande passante de quelques dizaines de Kbit/s à 200 Mbit/s. Le concepteur français de composants Spidcom annonce même 400 Mbit/s d'ici deux ans. Et dans les laboratoires, on s'active déjà autour du gigabit par seconde. En outre, le CPL se montre aujourd'hui plus robuste. Ses performances dépendent de moins en moins de la qualité du réseau électrique. Fiabilité et performances autorisent désormais les constructeurs d'équipements de CPL à voir grand. Ils visent le marché de la distribution de télévision sur IP et des jeux en réseau dans les foyers, ainsi que celui du petit réseau local dans les entreprises.
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